Malgré un marché diamantaire fortement contrôlé, méfiez-vous des imitations du diamant. Si certains n’hésitent pas à le vendre au prix fort en totale illégalité, d’autres en font un concurrent direct du diamant en les exploitant à merveille et en toute transparence. Découvrez quelles sont les imitations du diamant.

Oxyde de zirconium : imitation du diamant

Oxyde de zirconium : imitation du diamant.


L’oxyde de zirconium, substitut du diamant par excellence

On l’appelle également zircone. L’oxyde de zirconium se présente comme une sorte de céramique technique à l’aspect opaque. Mais une fois transparente, elle approche d’une des plus réussies imitations du diamant. On parle à ce moment-là de diamant CZ pour Cubic Zirconia. Remarquablement résistant, l’oxyde de zirconium reste très prisé dans les domaines joailliers et horlogers.

Faisant partie de la catégorie des pierres fines comme la citrine et la tanzanite, la zircone est capable de se dévoiler sous différentes teintes comme le diamant (incolore, jaune, bleu, rose, vert, rouge, brun, noir, blanc…). En joaillerie particulièrement, celle utilisée est la zircone Y-TZP. Il s’agit d’un polycristal tétragonal de zircone stabilisé au moyen de l’yttrium (Y2O3). Pour preuve, cette dernière reste très utilisée par le Maison française Chanel. Qui a dit que la zircone était une pacotille… ?

Les caractéristiques de l’oxyde de zirconium :

  • Densité : 6 g/cm3
  • Formule chimique brute : ZrO2
  • Dureté sur l’échelle de Mohs : 8 à 8.5
  • Indice de réfraction : 2.170
  • Structure : cristallographique tétragonale

La moissanite, sosie remarquable du diamant

On l’appelle également carbure de silicium. Il s’agit d’un minéral quasiment artificiel pouvant être de nature polycristallin (considéré telle une céramique) ou monocristallin (considéré tel un semi-conducteur). Composée surtout de silicium et de carbone, la moissanite a été d’abord découverte par Jöns Jacob Berzelius en 1824. Ce savant d’origine suédoise reste l’un des pères fondateurs de la chimie moderne.

C’est lors d’une tentative de synthétisation du diamant qu’il a pu découvrir cette matière alternative qu’est le carbure de silicium. Ce minéral sera nommé plus tard « moissanite », en référence au chimiste français Henri Moissan (Prix Nobel de chimie en 1906) qui réussit à en faire l’identification en 1905 dans une météorite trouvée en Arizona aux USA. L’industrie joaillière pour sa part se réfère beaucoup à la marque déposée du cristal de moissanite synthétique : « Carborundum ».

Les caractéristiques de la moissanite :

  • Densité : 3,21 g/cm3
  • Formule chimique brute : SiC
  • Dureté sur l’échelle de Mohs : 9.5
  • Indice de réfraction : 2.65 à 2.69
  • Structure cristalline : wurtzite

Le strass, scintillant comme le diamant

On parle également de verre dopé au plomb pour désigner le strass. Cette matière transparente est très sollicitée notamment dans la création de bijoux de Haute-Fantaisie. Le strass se présente sous la forme de cristal ou de pâte de verre, avec une apparence similaire à celle du diamant. Il fut inventé en 1746 par Georges Frédéric Strass, joaillier strasbourgeois du roi de France. Pouvant se faufiler au cœur des pierres précieuses, cette matière synthétique est constituée d’au moins 24% d’oxyde de plomb. Elle reste au cœur d’un « nouveau luxe ».

Le strass est particulièrement prisé pour ses teintes possibles en tant qu’imitation du diamant. Pour arriver aux différentes couleurs de l’arc-en-ciel, on lui incorpore des oxydes métalliques. Actuellement, le strass est rendu célèbre par une marque luxueuse : Swarovski. Ayant fait de lui sa matière de prédilection, la marque autrichienne garde son procédé de fabrication secret depuis plusieurs générations. Jouissant d’un brevet d’invention, Swarovski est devenu un empire du cristal autour de l’apparence du diamant.

Les caractéristiques du strass :

  • Densité : 2,90 à 3,00 g/cm3
  • Formule chimique brute : avec PbO
  • Dureté sur l’échelle de Mohs : 5,5 (perles de verre) à 7 (sans plomb)
  • Indice de réfraction : 1.545
  • Structure du verre : matériau amorphe (non-cristallin)

Ces trois imitations s’approchent du diamant mais sans jamais atteindre ses propriétés physiques, chimiques et optiques exceptionnelles. Heureusement, il existe actuellement des méthodes avérées pour identifier un faux diamant.