Secteur très contrôlé, l’exploitation d’une mine de diamant reste souvent complexe et se réalise dans des conditions parfois périlleuses. Avec les différents types de gisements diamantaires, les traitements pour récupérer la pierre précieuse ou encore son triage, découvrez l’exploitation d’une mine de diamant.

Extraction de diamants dans une mine

Extraction de diamants dans une mine en Afrique.


Les trois catégories de gisements de diamants

L’exploitation du diamant nécessite de déplacer des tonnes de minerai. On estime 1 gramme (soit 5 carats) de diamant extrait dans 20 tonnes de minerai. Découvrez le processus d’exploitation d’une mine de diamant.

Type 1 : les gisements primaires regroupent deux formes de mines

La mine à ciel ouvert présente l’exploitation la plus répandue, à l’instar de la célèbre mine « Big Hole » en Afrique du Sud à Kimberley. Pour exploiter une mine à ciel ouvert et en extraire les minerais diamantifères, certains équipements restent nécessaires : engins de terrassement, explosifs et dynamites, camions, etc.

Avec une profondeur pouvant dépasser les mille mètres, la mine souterraine peut être exploitée via deux méthodes différentes. L’extraction par éboulement du diamant met en scène la creusée et le bétonnage de galeries horizontales traversant la pipe ainsi que des conduits secondaires reliés à des genres d’entonnoirs. Après l’action des explosifs, on concasse et remonte les matériaux en surface. Quid de l’extraction souterraine du diamant en gradins ? Elle allie méthode souterraine et extraction à ciel ouvert.

Type 2 : les gisements secondaires se distinguent en deux types

Dans le cas d’un gisement éluvionnaire, la terre à exploiter présente une couleur jaune et s’approche du modèle d’un gîte primaire. Il résulte des fragments d’une roche désagrégée. Quant au gisement alluvionnaire, on le localise loin dans le lit des rivières et fleuves. Qu’il s’agisse de l’exploitation industrielle ou artisanale, le diamant est extrait dans des conditions extraordinaires. Parmi le matériel souvent utilisé : radeau, motopompe ou aspirateur, pelle hydraulique, dragline, dynamite… De telles techniques requièrent préalablement une étude approfondie de la géologie du diamant.

Type 3 : les gisements littoraux marins à découvrir

Pour extraire le diamant sur les plages, de très colossales quantités de sable doivent être déplacées et enlevées. L’objectif étant d’avoir accès au gravier diamantifère, parfois à plus de vingt mètres en-dessous de la mer. L’utilisation d’explosifs, d’engins de terrassement, de pompes et tuyaux n’est pas de trop. De même que la construction de digues consolidées pour opérer dans de bonnes conditions de sécurité. La société De Beers reste l’une des figures majeures dans l’exploitation des gisements littoraux marins.

Le traitement subi par le minerai du diamant

Après extraction, le minerai diamantifère est véhiculé en usine pour subir des opérations de concassage et de tamisage. Après la libération du diamant, il y a l’étape indispensable du lavage pour éliminer toutes les saletés, la boue et les corps étrangers en surface. Afin de procéder à la séparation des cristaux, les résidus de diamants sont ensuite passés dans des matériels et équipements miniers spéciaux (agitateurs, séparateurs à liqueur dense). Cette étape repose essentiellement sur la densité du diamant. La dernière phase consiste à récupérer la pierre précieuse sur des courroies. Ces dernières doivent être préalablement enduites d’une graisse épaisse spéciale, dans laquelle seul le diamant peut adhérer. Pour finir, on racle les courroies, on fait fondre la graisse et on récupère la gemme.

Les opérations de tri du diamant

Le diamant est finalement trié en trois grandes catégories. Le diamant de qualité gemme est celle destiné à l’univers de la joaillerie. Il représente près de 15% de la production mondiale totale. On l’utilise dans la fabrication de bijoux : bagues, colliers, bracelets, boucles d’oreilles, parures et même des pièces horlogères.

Le diamant destiné à une utilisation industrielle représente près de 39% de la production mondiale. Du fait de la grande dureté du diamant et de ses propriétés mécaniques et physiques remarquables, on l’utilise notamment dans la fabrication d’outils de forage, d’instruments de coupes et d’usinage, d’enclumes à diamants, de bistouris pour l’ophtalmologie, etc.

Le diamant « crushing-bort » représente la plus mauvaise qualité de diamant avec près de 46% de la production mondiale. On le transforme notamment en poudre et l’utilise pour la fabrication de matériels de coupe comme la scie diamantée.

Des origines terrestres du diamant à son arrivée sur les vitrines des joailleries et bijouteries, le diamant subit un grand voyage. Pour assurer sa provenance et lutter contre les diamants de la guerre, le Processus de Kimberley fut signé le 1er janvier 2003 notamment par les principaux pays de producteurs de diamants bruts.