Avant d’illuminer les vitrines des plus belles joailleries et bijouteries, le diamant subit une véritable métamorphose. Phase incontournable dans la vie de la gemme, la taille du diamant brut révèle tout un art. Découvrez les différentes étapes de la transformation de la pierre précieuse.

Exemple de taille d'un diamant

Exemple de taille d’un diamant.


Étape 1 : le clivage du diamant

Le clivage constitue la première étape des opérations de transformation du diamant brut en diamant taillé. Il consiste à diviser la gemme en deux parties distinctes. Pour ce faire, le tailleur de diamant (aussi appelé le diamantaire) entaille la pierre pour y placer une lame d’acier. En portant un coup sec à cette dernière, le diamant se fend en deux. Le clivage permet non seulement le sciage de la gemme, mais aussi l’élimination de tous les défauts de formation (crapauds ou inclusions, glaces, etc.). En se référant aux plans parallèles aux faces du diamant brut, la gemme reste clivable selon quatre directions différentes.

Étape 2 : le sciage du diamant

Deuxième étape dans la taille du diamant brut, le sciage a pour but de découper la pierre tout en conservant ses pointes. Pour réaliser cette opération délicate, le tailleur de diamant utilise des outils spéciaux (banc de sciage automatique ou à disque ou au laser ou manuel, polariscope). Capable de se désintégrer à cause des tensions à l’intérieur, le diamant est à manier avec le plus grand soin durant cette phase. Résulte de l’étape du sciage une gemme partagée dans un plan de cristallisation non clivable.

Étape 3 : le débrutage du diamant

Troisième phase de la taille du diamant brut, le débrutage permet l’arrondissement de la ceinture du diamant. Pour le tailleur de pierre, les choses sérieuses commencent. Il prépare une ébauche de la forme qu’aura la gemme une fois taillée (brillant, marquise, poire, ovale…). Le débrutage intègre le façonnage du rondiste de sorte à être perpendiculaire à la table, aussi le modelage de la culasse avec enlèvement de l’excédent de matière. Dans cette étape cruciale, le professionnel utilise la machine à débruter (à un ou à deux axes), un « sherp » ou diamant serti sur un mandrin (sorte de dispositif servant à tenir l’objet à travailler). À la fin de l’opération de débrutage, le diamant voit ses arrêtes s’arrondir et gagne une forme en cône double.

Étape 4 : la taille en croix du diamant

De là naissent les différentes facettes du diamant. La taille en croix requiert le plus grand soin, de la minutie et beaucoup d’habilité. Pour ce faire, la pierre est sertie sur une tenaille dite « dop » et présentée sur un plateau enduit de poudre de diamant d’environ un carat. Le professionnel utilise ce que l’on appelle « facetteuse ». Cet appareil peut être automatique ou manuel. Il est aussi combiné à un ordinateur afin de suivre étape par étape la métamorphise du diamant.

Étape 5 : le brillantage du diamant

La phase du brillantage succède à celle du factage. Elle a pour but le polissage intégral de la gemme. Pour cela, la gemme est disposée sur un le plateau de factage. Pour cette dernière étape, le disque précédemment enduit de poudre de diamant, est enduit d’un abrasif plus soft. La pierre précieuse est frottée au niveau de toutes ses facettes jusqu’à obtenir son polissage total.