Le commerce du diamant brut est soumis à des contrôles très stricts. En ébullition permanente, chaque jour dès que les salles de marché et les bourses s’ouvrent, le marché diamantaire cache une véritable machine de guerre. Décryptage du commerce du diamant brut.
Vente d'un diamant brut : commerce

Vente d’un diamant brut : commerce.

En bref, le Processus de Kimberley

Son objectif : freiner l’exploitation et le commerce de diamants dits de la « honte », des pierres permettant notamment de financer les guerres et les conflits armés. Le certificat du Processus de Kimberley, signé et adopté définitivement par plusieurs pays au 1er janvier 2003, permet entre autres de contrôler le commerce du diamant brut tant à l’exportation qu’à l’importation. Le certificat du diamant reste ainsi une garantie certaine quant à la provenance de la gemme, mais aussi un gage de qualité et d’authenticité.

Le commerce du diamant brut en Bourses

Le commerce du diamant brut est dominé par les Bourses diamantaires, qui sont de l’ordre d’une vingtaine dans le monde. Parmi les places boursières les plus réputées, il y a notamment :

La Bourse diamantaire d’Anvers : en Belgique, la ville anversoise dans la région flamande est un carrefour clé dans le commerce du diamant brut. Avec un fort volume d’activités et de transactions journalières, la Bourse d’Anvers surclasse beaucoup d’autres. La réputation des diamantaires anversois n’est plus à faire. Anvers est considérée comme la première place mondiale de négociation du diamant (aussi importante que dans le commerce du diamant taillé). On dénombre quatre principales Bourses du diamant à Anvers, sur des sites ultra-sécurisés et seulement accessibles aux professionnels. Voici celles dédiées au commerce du diamant brut :

  • Bourse Diamantclub van Antwerpen : diamants bruts et taillés (www.dcva.be)
  • Bourse Antwerpse Diamantkring : diamants bruts (www.diamantkring.org)
  • Bourse Vrije Diamanthandel : gemmes brutes et taillées (Tél. : +32 3 2327013)

La Bharat Diamond Bourse à Bombay : en Inde, dans l’État du Maharashtra, on retrouve la Bharat Diamond Bourse ou BDB, un complexe historique ayant connu des débuts tumultueux à partir de 1984. Aujourd’hui incontournable, la BDB vit le jour en 2010 exactement. Sur près de 287 700 m2 de surface, la BDB accueille des dizaines de milliers de personnes par jour. Ses huit tours à neuf étage chacune, concentrent des services de douane, des banques, des commerçants, des bureaux de négociants, etc. La Bharat Diamond Bourse reste un des points tournants dans le commerce du diamant brut et taillé.

Les autres bourses du diamant sont localisées notamment à Tel-Aviv (Israël), Londres (Royaume-Uni), New- York (États-Unis). Pour avoir un regard sur les Bourses du Diamant, il existe la Fédération Mondiale des Bourse du Diamant (WFDB). Son objectif est de veiller aux intérêts de ses membres, de promouvoir le commerce du diamant à l’international et de dynamiser la création de Bourses diamantaires supplémentaires dans le monde.

D’autres acteurs du commerce du diamant brut

La Diamond Trading Corporation (DTC) : elle appartient à De Beers, un conglomérat diamantaire d’Afrique du Sud, considéré comme le n°1 du diamant. La Diamond Trading Corporation est axée sur la vente des diamants bruts. Disposant de bureaux dans les principaux pays producteurs de diamants bruts, la DTC régule le commerce du diamant, en effectuant les contrôles nécessaires notamment sur la qualité des pierres.

Il existe un marché parallèle à celle de la DTC : on l’appelle le marché « outside ». Les diamants vendus à travers un tel canal échappent au contrôle du conglomérat De Beers. On y trouve de grosses structures (Alrosa, Rio Tinto, BHP Billiton, autres exploitations artisanales et industrielles) qui peuvent extraire des dizaines de millions de carats par an, voire plus.

Les ventes aux enchères de diamants bruts, ou les foires organisées à l’international, font également partie des circuits du commerce du diamant brut.