Le diamant est la plus dure des pierres, incapable d’être rayé par un autre que par lui-même. Toutefois, la pierre précieuse peut être altérée sous certaines conditions et par certains procédés techniques. Découvrez tout sur les altérations du diamant, qui peuvent avoir plusieurs causes.

Photo d'un diamant cassé

Photo d’un diamant cassé à plusieurs endroits.


Qu’est-ce qui peut altérer le diamant ?

L’exposition à certaines conditions de température et de pression

Le saviez-vous ? En présence d’une flamme, la pierre précieuse se transforme en graphite sous une atmosphère neutre à 1 100°C. Ce comportement chimique est dû à une raison particulière : le diamant est une forme métastable du carbone, tout comme le graphite (minéral noir friable étant un allotrope naturel du carbone). Par contre, lorsqu’il est placé dans un courant d’air, le diamant peut brûler dès qu’il est porté à 500°C.

Une mauvaise qualité de taille (Cut)

La taille fait partie des critères 4C d’évaluation du diamant. Elle constitue l’un des paramètres qui définissent le prix de la gemme. La qualité de taille du diamant reste liée à ses proportions, son poli, sa symétrie… Taillé dans les bonnes mesures, la gemme révèle toute sa brillance. Dans le cas contraire, son éclat se retrouve totalement altéré. Résultat : une pierre terne et sans feu.

Le contact avec un diamant ou un gros choc

On dit que le diamant est la pierre la plus dure de toutes. Il est classé 10 sur l’échelle de dureté de Mohs. Ainsi, un diamant ne peut être rayé que par un autre diamant. C’est pourquoi il est recommandé de ranger séparément des bijoux en diamants (dans des compartiments séparés ou pochettes individuelles). Un diamant rayé ou égratigné en surface (donc altéré) perdra forcément de sa valeur. Et un diamant présentant des inclusions se révèle beaucoup plus fragile, donc capable de subir un ébrèchement dans le sens de la cristallisation. Un gros choc pourrait ainsi décoller le plan de clivage et provoquer des altérations du diamant.

Le contact avec certains types de produits ou environnement

La brillance du diamant dépend de l’entretien qu’on en fait. Les produits abrasifs, les matières graisseuses, le savon… peuvent mettre de l’ombre à l’éclat du diamant et altérer ainsi sa brillance. De même, l’exposition à une forte source de chaleur influe sur l’intensité de la couleur du diamant.

Des techniques pouvant altérer la nature du diamant

Certaines techniques, anciennes ou nouvelles, ont pour but de modifier la nature de cette pierre précieuse. Elles peuvent provoquer des altérations du diamant dans la mesure où elles sont susceptibles de faire chuter très fortement le prix d’un diamant traité en comparaison à celui d’un diamant naturel à 100%. La décote peut être énorme, atteignant 60% jusqu’à 80% du prix normalement pratiqué.

Parmi ces traitements du diamant, on compte des techniques de chauffage et d’irradiation, dont le but premier est de modifier la couleur de la gemme. Il y a aussi la technique HPHT (pour Haute Pression – Haute température) permettant notamment de transformer un diamant brun en diamant blanc, etc… Remarquez ce type de pierre par la mention « Color Enhanced » sur le certificat de gemmologie de la pierre.

Mais que dit la loi française en la matière ?

La législation en France est très stricte dans ce domaine, même au-delà des règles mondialement reconnues de la CIBJO (Confédération Internationale de la Bijouterie, Joaillerie et Orfèvrerie).

Comme le stipule l’Article 2, la mention « traité » doit compléter la dénomination du diamant qui a subi un traitement (laser, irradiation, diffusion en surface, traitement thermique, irradiation, coloration…) ou toute autre méthode de laboratoire visant à modifier son apparence (pureté du diamant, couleur…).

L’Article 3 l’appuie en rendant obligatoire une fiche d’informations à remettre au moment de la vente avec la facture. Cette fiche fait le descriptif des traitements appliqués à la gemme, leurs effets ainsi que les différentes précautions à prendre en matière d’entretien.

Voir le « Décret n°2002-65 du 14 janvier 2002 pour le commerce des pierres précieuses et de la perle » en ligne sur www.legifrance.gouv.fr